[Cet article est issu du supplément Courrier ados proposé avec le numéro 1864-1865-1866 de Courrier international, en vente du 23 juillet au 12 août 2026.]
À la fin de 2025, l’Australie est devenue le premier pays du monde à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Or, six mois après l’entrée en vigueur de la loi, il semble que celle-ci ait largement échoué à éloigner les jeunes des plateformes, un résultat pour le moins décevant pour cette initiative scrutée de près par les parents et les gouvernements du monde entier.
Certains parents australiens veulent toutefois croire que les effets de la loi se feront surtout sentir sur la prochaine génération d’enfants, ceux qui ne sont pas encore sur les réseaux sociaux et qui pourraient en être durablement tenus à l’écart grâce à l’interdiction.
Prenons l’exemple d’Ethan, le fils de 12 ans de Naomi Parrish, qui a reçu un smartphone à Noël, le mois où la loi est entrée en vigueur, et cherche depuis lors à persuader sa mère de le laisser télécharger TikTok.
Naomi Parrish reçoit plusieurs fois par jour sur son téléphone des demandes d’autorisation pour télécharger l’application. Ethan a déniché un vieux tableau blanc sur lequel il a inscrit une liste d’arguments. Il a aussi rédigé deux lettres pour plaider sa cause, qu’il a décor
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J’ai passé 8 200 heures à lire des livres, mais je me serais davantage amusé sur TikTok
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