Ils forment un réseau invisible et diffus, une toile vivante aussi arachnéenne que souterraine. Sans eux, les plantes n’auraient jamais pu conquérir la terre ferme avec un tel succès ; ni les animaux qui s’en sont nourris évoluer.
Cette dentelle, ce sont des champignons dits « mycorhiziens » qui la tissent dans le sol. Jusqu’ici, il était difficile d’en estimer l’étendue à l’échelle planétaire. Une équipe internationale vient de relever ce défi en compilant les données de 322 études ayant analysé, au total, plus de 16 000 carottes de sol, elles-mêmes prélevées dans neuf macroécosystèmes (« biomes ») à travers le monde, et en développant des modèles d’apprentissage automatique.
Publié jeudi 11 juin dans la revue Science, ce travail révèle l’ampleur colossale de ce réseau, du moins pour les champignons mycorhiziens « arbusculaires », qui forment des symbioses avec 70 % des espèces végétales terrestres.
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