Plus de quarante ans après la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), en 1983, il reste toujours impossible de guérir d’une infection par ce virus, sauf cas exceptionnels. C’est que, très tôt après l’infection, le VIH a la capacité de se réfugier, sous forme latente, dans certaines cellules immunitaires à la durée de vie parfois très longue. Restant ainsi invisible pour le système immunitaire, et inaccessible aux traitements antirétroviraux.
Même chez les patients traités depuis des années par cette classe de médicaments, le virus persiste en intégrant son matériel génétique (provirus) dans le génome de ces cellules infectées, dites « cellules réservoirs du VIH ». Et ce, alors même que sa présence dans le sang (virémie) reste indétectable. « Dès que la thérapie antirétrovirale est stoppée, le virus recommence très vite à se multiplier à partir de ces cellules réservoirs, indique Morgane Bomsel, directrice de recherche à l’Institut Cochin, à Paris. En moins d’une semaine, la virémie redevient détectable. » D’où les efforts en vue d’identifier et de caractériser ces cellules réservoirs, dans l’objectif de les éliminer – ou de bloquer définitivement la réplication virale.
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