Chères lectrices, chers lecteurs,

Ce printemps, les scientifiques avaient bien prévenu : la planète brûle comme jamais. Cette semaine vient le confirmer : 2026, après la chaleur, après la sécheresse, “c’est l’année noire des incendies”. Voilà le titre de La Repubblica vendredi, alors que les flammes faisaient rage en Espagne et en France et que des images “apocalyptiques” s’affichaient à la une des journaux.

Dans l’Hexagone, depuis le début de l’été, 23 500 hectares sont partis en fumée. Un chiffre établi avant les feux en Gironde vendredi, alors que votre newsletter était mise sous pli. L’état d’urgence a été déclaré (outre-Pyrénées) et des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées.

Sur le front du feu, la France est en train de revoir toute sa stratégie. Une remise en question à laquelle le pays est contraint par le réchauffement climatique, observait The New York Times il y a quelques jours. Selon le quotidien américain, l’Hexagone s’enorgueillit “depuis des décennies de sa stratégie singulière de lutte contre les incendies, qui privilégie un mode d’action préventif et militaire. Très efficace, il a réduit de presque 75 % le nombre d’hectares brûlés chaque été.” Aujourd’hui, il faut tout revoir. Des départs de feu multipliés et de plus en plus au nord : accompagnant