Afin d’obtenir la suppression de contenus à caractère sexuels générés et publiés sans leur consentement, de nombreuses victimes sud-coréennes de deepfakes se tournaient vers la plateforme de recherche Google. Celle-ci partageait alors les informations sur ces demandes avec un centre de recherche installé aux États-Unis et affilié à la faculté de droit de Harvard. Problème : cet établissement a publié sur son site ces données sensibles.
Les informations telles que le nom des victimes, leurs lieux de travail et leurs numéros de téléphone étaient libres d’accès, tout comme leurs messages demandant le retrait des contenus, révèle le quotidien sud-coréen Hankyoreh, sans nommer le centre de recherche en question.
“Je me sens humiliée sexuellement, et ma vie est devenue impossible à cause de cette souffrance extrême. Je vous demande de supprimer immédiatement l’URL me concernant et de le retirer des résultats de recherches”, écrivait ainsi l’une des victimes, citée par le journal.
Google complice de voyeurisme
Alertées par le journal le 25 août, les autorités sud-coréennes ont réclamé le retrait de ces informations à l’entreprise américaine. C’est seulement treize jours plus tard que la firme américaine a accédé à cette demande et accepté de supprimer ces données. “Nous présentons nos
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