Nichées dans un vallon boisé au cœur de la Bourgogne se cachent les sources de la Seine. Ce lieu chargé d’histoire, propriété de la Ville de Paris, abrite les vestiges d’un sanctuaire antique dédié à la déesse guérisseuse Sequana, qui a donné son nom au fleuve célèbre dans le monde entier. C’est ici que, aux XIXe et XXe siècles, quatre programmes de fouilles archéologiques successifs ont mis au jour des portions de murs, de bassins et de colonnes ainsi que près de 1 000 ex-voto, des offrandes en métal, en pierre ou en bois – dont une partie est exposée au Musée archéologique de Dijon. « On pense que les pèlerins adressaient ces sculptures, représentant des parties du corps, à la divinité, pour demander leur guérison ou la remercier », explique Loïc Gaëtan, responsable de nouvelles fouilles effectuées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
Depuis les dernières fouilles en 1967, la nature a repris ses droits sur le site du sanctuaire, exploré seulement en partie par les archéologues. Les racines se sont faufilées entre les pierres, la pluie et le gel ont dissous les mortiers, dégradant les structures antiques révélées puis laissées à nu. C’est pour répondre à ces enjeux scientifiques de connaissance et de préservation du patrimoine que l’Inrap a lancé un nouveau programme de recherche de 2026 à 2029.
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