Yohei Kono, mort le 8 juin, à Tokyo, à l’âge de 89 ans, restera dans l’histoire politique du Japon comme une incarnation du pacifisme nippon et un des piliers du courant libéral du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir presque sans discontinuer depuis 1955. Ce parti – qui a aujourd’hui pour présidente la première ministre, Sanae Takaichi, figure de son aile droite – doit cette longévité à la tête du pays aux arbitrages internes que permet la coexistence en son sein de clans allant des tenants de la droite dure aux libéraux. Yohei Kono fut pendant un demi-siècle une grande figure de ces derniers.
Né en 1937, Yohei Kono était entré en politique en 1967 à la suite de la mort de son père, Ichiro Kono, membre de la chambre basse et éminente personnalité du PLD, qui avait été vice-premier ministre (1964-1965).
Dans sa jeunesse, Yohei Kono était surnommé le « prince du PLD » en raison de son charisme et de son ascendant sur la jeune génération de députés de tendance libérale. Il quitta le parti en 1976 pour former le Nouveau Club libéral (NCL), dont il assuma la présidence. Cette initiative, saluée par l’opinion publique, n’eut pas un grand succès. Manque de fonds, orientation peu claire, faible représentation : le NCL ne joua jamais un grand rôle, sinon de force d’appoint du PLD, et il fut dissous en 1986. Yohei Kono réintégra le PLD.
Il vous reste 69.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !