America 250
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L’épisode 2 sera disponible prochainement.
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250 ans d’indépendance américaine : vite écrit, raturé, débattu… le texte qui a constitué les Etats-Unis, et changé le monde
Par Corine Lesnes (Philadelphie [Pennsylvanie], envoyée spéciale)Histoire« America 250 » (1/13). Les 13 colonies livrent bataille à la couronne britannique depuis un an quand, en juillet 1776, l’avocat Thomas Jefferson achève la rédaction de la Déclaration d’indépendance. Adopté le 4 juillet à Philadelphie par le Congrès, ce texte, qui érige en principe l’égalité de tous – bien que l’esclavage soit partout légal –, fonde les Etats-Unis d’Amérique.
Le matin du 4 juillet 1776, Thomas Jefferson a acheté un thermomètre chez le marchand John Sparhawk, à Philadelphie, un instrument rare dont il allait se servir toute sa vie pour relever les températures, qu’il se trouve à Monticello, son manoir de Virginie, à Washington, la cité fédérale, ou à Paris, où il fut ambassadeur entre 1785 et 1789. A la date du jeudi 4 juillet, il a noté qu’il faisait 20 °C à l’aube, et 23 °C dans la soirée. Entre-temps, un monde nouveau s’était levé.
Le déjà grand homme – 1,89 mètre, d’une minceur accusant la stature – et futur président, climatologue avant l’heure, féru de botanique, de paléontologie, d’architecture, de philosophie, sans oublier la musique (il jouait du violon), était arrivé le 14 mai à Philadelphie, alors capitale de la Pennsylvanie, pour participer à la session du Congrès continental, l’assemblée des 13 colonies britanniques établies sur le territoire américain. Délégué de la Virginie, il avait été retardé d’un mois par une migraine qui l’avait saisi après la mort de sa mère, le 31 mars, un mal qui ne le quittera qu’après son départ de la présidence, en 1809.
L’assemblée est convoquée à la Pennsylvania State House, futur Independence Hall, dans ce qui est aujourd’hui le périmètre sacré de la fondation de la République américaine. A l’ordre du jour, le Congrès a inscrit l’examen de la résolution présentée le 7 juin par Richard Henry Lee, le chef de la délégation de Virginie. C’est un texte sans ambiguïté, qui affirme la décision des « colonies unies » de devenir des Etats « libres et indépendants », déliés de « toute allégeance à la couronne britannique ». Autrement dit de rompre avec la mère patrie.
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