Difficile de résumer en une phrase la colère qui s’exprime vendredi 9 octobre à Bruxelles, tant les manifestants, de tous les âges, viennent d’horizons variés. Cheminots, enseignants, étudiants, élèves du secondaire, associations de défense des réfugiés, artistes, fonctionnaires… Ils étaient 30 000 selon la police, 50 000 selon les syndicats, à marcher dans les rues de la capitale belge, pour protester contre les mesures socio-économiques du gouvernement de Bart De Wever. A quelques jours de la présentation du budget par l’exécutif, le 13 octobre, il s’agissait de marquer le coup.
En surplomb de la place de l’Albertine, à deux pas de la gare centrale, Léon Poncin observe avec stupéfaction cette « convergence des luttes ». « Ce n’est pas tant le nombre de participants qui m’étonne que la diversité des mouvements », souligne ce septuagénaire, retraité de la fonction publique, qui arbore fièrement une chasuble du « gang des vieux en colère », un collectif fondé il y a huit ans en réaction à la réforme des retraites voulue par le ministre des pensions de l’époque, le libéral Daniel Bacquelaine. « On est face aujourd’hui à un gouvernement qui vire de plus en plus vers l’extrême droite et je ne sais pas qui peut accepter ça », résume-t-il.
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