De l’ouverture du système financier aux banques privées à la transformation des entreprises étatiques en sociétés acceptant des capitaux privés, en passant par la dévaluation du peso et la fin des produits subventionnés. Le 19 juin, le Parlement cubain a approuvé un ensemble de réformes économiques parmi “les plus radicales de l’histoire récente de l’île”, affirme El País América. Ces 176 mesures, si elles devaient être appliquées, pourraient conduire à “la transformation économique et sociale la plus profonde à Cuba depuis les réformes de 2011”.
Le président, Miguel Díaz-Canel, a assuré qu’il ne renoncerait pas au socialisme et ne permettrait pas au marché de remplacer la planification étatique. Cependant, il s’agit du programme “le plus ambitieux depuis 1959” en tant que réforme “systémique” capable de “s’attaquer à certaines des causes les plus profondes de la stagnation économique dont souffre le pays depuis des décennies”, affirme le média local La Joven Cuba.
Et pourtant, à Cuba, le scepticisme domine, indique le journal indépendant 14ymedio. D’une part parce que “les longues coupures d’électricité et la dureté de la réalité étouffent toute réaction de joie”, explique la journaliste Yoani Sánchez. Une référence à la terrible crise économique et sociale qui sévit sur l’île,
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De la douleur d’être Cubain
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