À Istanbul, l’arrondissement d’Üsküdar, quartier conservateur de classe moyenne situé sur la rive asiatique du Bosphore, a basculé, mardi 8 septembre, dans les mains du pouvoir, après un conseil municipal mouvementé. Un événement qui a été suivi par toute la presse du pays tant il est symbolique. Il s’agit en effet du quartier de cœur du président islamo-nationaliste, Recep Tayyip Erdogan, qui y possède un domicile et y a notamment fait édifier la mosquée monumentale de Çamlica, la plus grande du pays, à sa gloire. Tenue par les islamistes depuis 1994, la mairie avait basculé dans l’escarcelle du parti kémaliste (nationaliste et antireligieux) en 2024, faisant l’effet d’une bombe.

Mais tout comme Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal opposant à Erdogan, la nouvelle maire de l’arrondissement, Sinem Dedetas, a été emprisonnée fin juillet pour des accusations de “corruption” et démise de ses fonctions. Une première élection s’est alors tenue le 5 août, remportée à nouveau par l’opposition, à quatre voix près, rappelle le média en ligne Medyascope.

Mais le parti du président turc, l’AKP, est parvenu à obtenir l’annulation de cette élection par un tribunal et un nouveau scrutin a été annoncé pour le mois de septembre. Dans l’attente de ce nouveau vote, trois membres d’opposit