Deux bus en flammes, des corps étendus sur la chaussée et un filet de protection contre les drones déchiré par l’explosion. Ces images ont été diffusées par la police nationale ukrainienne après la frappe aérienne menée par la Russie, ce 8 octobre au matin, à Kramatorsk, dans le nord de la région de Donetsk, rapporte le service russophone de la BBC. Au moins 33 personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans ce bombardement qui a touché deux bus assurant le transport de passagers, écrit le média britannique.
“Les Russes visent les civils. Pour eux, un bus plein de passagers constitue une cible de choix parce qu’une seule frappe peut faire un maximum de victimes”, dénonce Vadym Filachkine, gouverneur régional de Donetsk, cité par The Kyiv Independent. Une accusation que les autorités russes n’ont pas encore commentée.
“L’attaque la plus meurtrière depuis mai”
Une bombe planante russe est tombée sur un arrêt “à côté d’une polyclinique et d’un cabinet dentaire”, raconte à Novaïa Gazeta Europe, média indépendant russe en exil, un employé de la régie municipale des transports. “Des gens attendaient à l’arrêt, d’autres se déplaçaient pour leurs affaires, se rendaient chez le médecin ou en revenaient.” Pour les salariés des transports, ce bombardement fait basculer un quotidien déjà
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