C’est un subtil duel auquel se livre, ce jeudi 8 octobre, le Slovaque Maros Sefcovic, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique. En visite pour deux jours à Pékin, il doit batailler avec son homologue chinois, Wang Wentao, dans le cadre d’un nouveau mécanisme de consultation engagé en juin entre l’Union européenne (UE) et la Chine, sur les questions commerciales et d’investissement. Mais, selon le correspondant à Paris du South China Morning Post (SCMP), “les observateurs des deux camps semblent ne s’accorder que sur un point : une avancée majeure est peu probable”.

De fait, les ambitions de chaque partie ont été revues à la baisse, comme le laisse entendre un cadre d’une entreprise chinoise d’énergies renouvelables implantée en Europe, cité par le SCMP :

“Même des progrès limités qui amélioreraient la prévisibilité et réduiraient le risque d’une nouvelle escalade seraient significatifs pour les entreprises en Europe comme en Chine”.

En début de semaine, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont donné le ton en adressant une lettre conjointe à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rappelle le site paneuropéen Politico.

Un nouveau bazooka ?

Selon eux, “la Commission devrait être habilitée à res