Et si un baby-boom au sommet de l’État servait un discours en faveur de la natalité ? Entre décembre 2025 et janvier 2026, Karoline Leavitt, Katie Miller et Usha Vance, trois femmes influentes dans la sphère Maga ont annoncé être enceintes. Pour The New York Times, cette série de grossesses exposées médiatiquement permettrait de mettre en avant “un programme de promotion de la famille et de la fertilité porté par la Maison-Blanche”.
À 28 ans, la porte-parole de l’administration Trump, Karoline Leavitt, a largement documenté sa grossesse sur les réseaux sociaux. “Il n’existe aucune bénédiction plus grande que la maternité. Ne laissez personne vous dire le contraire”, écrivait-elle sur son compte Instagram, suivi par 3 millions de personnes. Elle remerciait également Donald Trump et Susie Wiles, cheffe de cabinet du président américain, “d’avoir encouragé l’instauration d’un environnement favorable à la famille au sein de la Maison-Blanche”.
“Président de la fécondation”
À l’occasion de la fête des Mères, Katie Miller, l’épouse de Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de Donald Trump, soutenait que “le summum du féminisme, c’est d’avoir des enfants. La chose la plus radicale qu’une femme puisse faire est d’embrasser son destin biologique.”
Enfin, dans un épisode de son podcast, Storytime with the Second Lady, diffusé en juin, Usha Vance évoquait l’arrivée prochaine de son quatrième enfant, aux côtés de son époux, le vice-président américain, J. D. Vance. Une stratégie de communication du couple, alors que l’homme politique avait déjà affirmé, lors d’un discours en janvier 2025 : “Je veux davantage de bébés aux États-Unis.”
Résultat : pour le quotidien américain, ces trois figures publiques “affichent une image de féminité idéalisée qui incarne concrètement le mouvement nataliste”. Donald Trump, qui s’affiche comme le “président de la fécondation”, a notamment proposé de réduire le prix des traitements contre l’infertilité et veut aussi inciter les employeurs à proposer une assurance santé prenant en charge l’assistance médicale à la procréation.
The Guardian note cependant que “les dernières données fédérales montrent que la campagne menée par l’administration Trump pour encourager les familles à avoir plus d’enfants ne porte pas ses fruits, le taux de fécondité aux États-Unis ayant chuté à un niveau inédit en 2025”.
Le média britannique avance plusieurs explications, parmi lesquelles la politique anti-immigration de l’administration Trump, qui contribue à ralentir la croissance démographique. Le journal note aussi les “conditions draconiennes d’accès à Medicaid [un programme fédéral d’assurance santé pour les plus pauvres], qui couvre 4 naissances sur 10 dans le pays et près de la moitié des naissances en milieu rural”.
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