Près d’une semaine après l’accord “historique” annoncé par Donald Trump sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre du plan de paix américain, Israël continue à montrer sa désapprobation. L’accord conclu le 30 juillet prévoit un arrêt des frappes par Israël et le retrait progressif de Tsahal, qui occupe aujourd’hui près des deux tiers de l’enclave, contre un peu plus de la moitié lors du cessez-le-feu d’octobre 2025.
Signe de cette désapprobation, Tsahal a mené, deux jours après l’annonce de Trump, une série de frappes dans la bande de Gaza qui a fait 19 morts. Dans la foulée, le haut représentant pour Gaza du “Conseil de la paix”, Nikolaï Mladenov, a rencontré lundi 3 août le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’assurant que “le retrait total des troupes israéliennes au-delà de la ligne jaune n’aura lieu qu’une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s’y est engagé auprès des médiateurs”.
Un désaccord de fond avec Washington
Mais cela n’a pas suffi. Mardi 4 août, au soir, dans une vidéo relayée par plusieurs médias, Benyamin Nétanyahou a publiquement fait part de ses “divergences” avec l’équipe de Donald Trump, qui “estimait qu’elle pouvait obtenir le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza”. “Nous examinons cette possibilité, a-t-il déclaré, cité par le média Arab News. Ils nous ont envoyé un projet, que nous n’avons pas accepté : ce n’est pas notre projet. Nous leur avons transmis nos commentaires.” En attendant une éventuelle réponse, il a également assuré que les forces israéliennes continueraient de “faire tout ce qui est nécessaire pour se protéger, ainsi que pour protéger notre territoire et nos citoyens” – contrairement aux termes de l’accord, accepté par le Hamas, qui exige un arrêt total des hostilités.
En janvier, le Premier ministre israélien avait déjà reconnu l’existence d’un désaccord de fond avec le président américain concernant l’avenir de la bande de Gaza, affirmant que “ni soldats turcs ni qataris ne seront déployés dans le territoire”, alors que le plan de paix américain prévoit l’éventuel déploiement d’une force de stabilisation internationale (ISF).
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