Afrique du Sud : des milliers de personnes défilent pour exiger le départ des sans-papiers. Les manifestants sont descendus mardi dans le centre-ville de Johannesburg, mais aussi à Durban, Pretoria et au Cap, lors de la première journée de mobilisation nationale d’une campagne aux accents xénophobes qui a poussé 25 000 immigrés à l’exode, accusés entre autres de prendre le travail des Sud-Africains. Des groupes citoyens très structurés avaient sommé les étrangers sans papiers de quitter le pays d’ici le 30 juin, en dehors de tout cadre légal. Selon The Mail & Guardian, les manifestations de mardi se sont “dans l’ensemble déroulées dans le calme”. Un “important dispositif policier avait été déployé pour surveiller les rassemblements”, précise le journal. Depuis le lancement de cette campagne, le mouvement antimigrants a débouché sur des violences sporadiques qui ont fait quatre morts, deux Mozambicains, un Éthiopien et un Malawite, et quelques scènes de pillages de magasins tenus par des étrangers. Un ressortissant étranger a par ailleurs été retrouvé mort mardi. Selon la police, il aurait sauté du huitième étage d’un immeuble de Durban, apparemment par crainte d’être poursuivi.

Détournement de fonds de l’UE : série de perquisitions dans une enquête visant notamment le RN. Dans un communiqué, le parquet européen a déclaré mardi “mene (r) actuellement des mesures d’enquête en France et dans d’autres pays européens dans le cadre d’une enquête en cours” portant sur l’usage de fonds européens par l’ancien groupe d’eurodéputés Identité et démocratie (ID) entre 2019 et 2024. “La majorité de ses membres est désormais affiliée au groupe des Patriotes pour l’Europe dans lequel on retrouve le Rassemblement National français, le Vlaams Belang belge ou la Lega italienne”, rappelle la RTBF. Le président du RN, Jordan Bardella, a confirmé que des prestataires ayant travaillé pour son parti avaient été la cible de raids policiers, sans citer de noms. Des perquisitions qui s’ajoutent à la tourmente judiciaire du RN : la cour d’appel de Paris doit dire le 7 juillet si elle confirme l’inéligibilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

Pakistan : 14 enfants tués par l’effondrement du toit d’un centre scolaire. L’accident s’est produit mardi à Lahore, une ville de l’est du pays, dans une maison privée appartenant à un enseignant qui dispensait des cours à des enfants issus d’un quartier défavorisé. Une source policière a affirmé au quotidien pakistanais Dawn que l’habitation dans laquelle se trouvaient les élèves “était en cours de construction” et que “des ouvriers y travaillaient lorsque le toit s’est effondré”. Les effondrements de toits et de bâtiments sont fréquents au Pakistan, principalement en raison de normes de sécurité insuffisantes et de l’utilisation de matériaux de construction de mauvaise qualité. En juillet 2025, 27 personnes avaient péri dans l’effondrement d’un immeuble dans le quartier défavorisé de Lyari à Karachi.

Tennis : Serena Williams battue dès le premier tour de Wimbledon. L’ex-numéro un mondiale a été éliminée mardi par l’Australienne Maya Joint (87e), pour son premier match de simple depuis près de quatre ans. À 44 ans, la gagnante de 23 titres du Grand Chelem en simple s’est inclinée 6-3, 6-7 (6/8), 6-3. Elle doit encore disputer avec sa sœur aînée Venus le tournoi de double à Wimbledon, qui débute jeudi. Patronne du circuit pendant 319 semaines, Serena Williams n’avait plus disputé de match de simple depuis sa défaite au troisième tour de l’US Open en 2022. “Cette défaite n’a rien de honteuse. Le service de Williams reste une véritable œuvre d’art. Malgré quatre années loin des courts, elle a également laissé entrevoir par moments mardi, la puissance dévastatrice de ses frappes et s’est battue avec acharnement”, observe The Guardian.