Ceux qui ont suivi la Coupe du monde de football s’en rappellent. À chaque victoire de la Roja, la sélection espagnole, c’est Superestrella qui était diffusé dans le stade. Un tel hit que le grand quotidien national El País a consacré un article entier à cet hymne populaire. Lequel “ne fonctionne pas seulement sur un terrain de jeu : dès qu’on devine ses synthétiseurs dans n’importe quelle discothèque, fête d’anniversaire ou banquet de mariage, la folie démarre – ceux qui l’ont vécu le savent.”

Superestrella figure sur l’album Cuarto Azul d’Aitana, sorti en mai 2025. La chanteuse de 27 ans, native de la province de Barcelone, fait un carton dans son pays depuis sa participation en 2017 à Operación Triunfo (un télé-crochet semblable à la Star Academy). Cette année, si la presse espagnole en parle, c’est que sa tournée “Cuarto Azul World Tour” est un succès populaire incontournable et conforte la place d’Aitana dans le paysage musical espagnol.

La chanteuse vient tout juste de finir une série de huit dates – quatre à Barcelone (au Palau Sant Jordi), suivies de quatre autres à Madrid (à la Movistar Arena). Des concerts XXL (à titre de comparaison, pour son “Lux Tour”, ce printemps, Rosalía a rempli exactement les mêmes salles) tous complets et particulièrement appréciés par les critiques.

Des grands hits qui convainquent le pays tout entier

À Barcelone, évidemment, la pluie de compliments ne s’arrête pas. Le quotidien catalan La Vanguardia applaudit l’engagement d’Aitana, qui a clos ses quatre dates avec un discours en catalan, et loue un “geste inoubliable” à Barcelone. Du côté de Madrid, on applaudit aussi. La réputée rubrique Culture du quotidien conservateur ABC fait partie des convaincus et commente :

“Le temple madrilène est à ses pieds.”

Pour le journaliste du magazine masculin GQ Español, également présent lors de ces dates dans la capitale espagnole, “la chanteuse est apparue avec la confiance de qui s’est déjà familiarisé avec les grands espaces”.

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Mais cette confiance n’est pas née hier. Cela fait une décennie que l’artiste se fait un trou sur la scène musicale espagnole, et un certain nombre de ses tubes sont maintenant identifiés par le public. ABC cite notamment Segundo intento (“Deuxième tentative”), Duele un montón despedirme de ti (“Ça me fait très mal de te quitter”) et Cuando hables con él (“Quand tu parleras avec lui”), “grandioses intrigues amoureuses qui ne cessent d’augmenter la quantité et la qualité de la discographie d’Aitana”. Autant de chansons qui font le succès d’une chanteuse ayant évolué au rythme des années, passant d’icône pour ados à grande pop star nationale.

Après l’Espagne, le monde ?

Une star désormais définitivement adoubée par toute la presse espagnole, qui ne s’est pas gênée pour utiliser le même jeu de mots stellaire. La Vanguardia, dithyrambique après les concerts, applaudit “une Aitana qui est déjà devenue une superestrella [‘superstar’]”. Le journaliste de GQ Español la désigne comme “cette superestrella de la pop espagnole”. Même son de cloche (et même référence) pour le quotidien ABC, qui voit en Aitana “la superestrella du moment”.

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La superestrella saura-t-elle sauter le pas vers l’international ? Sa tournée, qui l’emmène aux quatre coins des Amériques puis en Europe (jusqu’à Paris, dernier concert de l’Espagnole, le 20 février 2027) apportera des éléments de réponse. Comme l’explique GQ Español, “en Espagne, Aitana est une valeur sûre. […] Le ‘Cuarto Azul World Tour’ a confirmé sa position dans la péninsule”, mais quid de l’autre côté de l’Atlantique, auprès d’un public qui n’a pas suivi sa carrière ? Comme le conclut GQ Español : “L’avenir le dira.”