Des dizaines de milliers de partisans du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva ont envahi l’avenue Paulista, artère emblématique de São Paulo, pour célébrer toute la nuit du dimanche 25 octobre la victoire de leur champion. Réélu pour un quatrième mandat, le dirigeant de gauche signe un “revirement électoral sans précédent”, souligne le quotidien Folha de São Paulo.

Dans une ambiance de liesse, les slogans à la gloire de Lula se sont mêlés aux “cris de guerre” contre son adversaire d’extrême droite, le sénateur Flávio Bolsonaro, mais aussi contre son père, l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2022), qui purge à domicile une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’État après sa propre défaite face à Lula en 2022. Son fils avait promis de le gracier s’il était élu. Une promesse tournée en dérision par la foule, qui scandait : “Sans amnistie, sans amnistie ! ” ou encore “Recule, fasciste, recule ! ”

Vers minuit, Lula a rejoint l’avenue Paulista et, juché sur un camion scène, a remercié ses partisans pour leur mobilisation, tout en promettant toute une série de mesures, notamment en faveur de l’éducation. La fête était “teintée d’incrédulité” et de soulagement “face à ce revirement historique”, a pu constater le journal.

“Le pari était loin d’être gagné”

Devanc