Le chef du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Volker Türk, doit achever, lundi 27 juillet, une visite de deux jours au Liban. Elle intervient alors qu’une de ses équipes est présente dans le pays depuis mi-juin, pour collecter des informations et des preuves sur les violations du droit international humanitaire commises lors du dernier conflit entre Israël et le Hezbollah, qui a duré près de quatre mois.
L’armée israélienne a mené une campagne dévastatrice au Liban, après l’ouverture du front, le 2 mars, par le mouvement armé soutenu par l’Iran. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 20 juin, elle poursuit des frappes aériennes intermittentes dans le sud du pays, et mène des destructions systématiques de maisons dans la portion méridionale qu’elle occupe. Depuis le 2 mars, plus de 4 300 personnes ont été tuées au Liban, ainsi qu’au moins 39 soldats israéliens dans le sud du pays et deux civils en Israël.
L’envoi de l’équipe du HCDH a été décidé après des discussions avec les autorités libanaises, à la suite du « mercredi noir », le 8 avril, quand le Liban a subi une centaine de frappes israéliennes en une dizaine de minutes. M. Türk avait qualifié de « carnage » ces attaques, ayant touché jusqu’au cœur de Beyrouth.
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