Le 25 juin, le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a présenté ses excuses à la communauté moluquoise, qui, à son arrivée aux Pays-Bas il y a soixante-quinze ans, a subi de graves discriminations. “Les excuses ne sont jamais une fin en soi, écrivait-il solennellement à ses quelque 500 000 abonnés sur Facebook et Instagram. Elles ne prennent leur sens que par ce qu’on décide d’en faire ensuite.”

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Malheureusement, “ces paroles empathiques n’ont pas été écrites par Jetten lui-même, ni d’ailleurs par un autre humain”, prévient De Volkskrant, mais par une intelligence artificielle (IA). À sa une du 10 septembre, le quotidien publie les résultats d’une enquête, dont il ressort que ce recours à l’IA concerne une bonne part des messages postés par le Premier ministre et par D66, le parti libéral dont il est issu. C’est aussi le cas d’“au moins une page et demie du livre de campagne de Jetten ainsi que des déclarations que fait Jetten dans trois clips de campagne”.

Sujets sensibles

Pour parvenir à ces conclusions, le journal s’est servi du logiciel Pangram, qui repère les schémas récurrents dans un texte. Il a ensuite testé la fiabilité du détecteur en lui soumettant des messages postés par Jetten avant l’apparition de ChatGPT : Pangram n’en a identifié aucun comme étant écrit par une IA.

Confronté par le journal, D66 a reconnu que certains messages étaient rédigés par une IA, tout en assurant qu’ils étaient systématiquement relus par des humains. “Comme bon nombre de Néerlandais, nous utilisons l’IA comme outil”, s’est justifié le parti.

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