Après leur offensive sans précédent du 25 avril, au cours de laquelle ils avaient attaqué simultanément plusieurs villes maliennes, dont la capitale, Bamako, et s’étaient emparés de Kidal, dans le nord du Mali, les assaillants avaient prévenu qu’ils ne s’arrêteraient pas là. Deux mois et demi plus tard, samedi 4 juillet, les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la branche sahélienne d’Al-Qaida, et les indépendantistes à majorité touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont, en effet, repris leurs attaques.
Dès l’aube, des assauts simultanés ont visé Anéfis et Aguelhok, les deux dernières bases de l’armée malienne et de ses alliés russes de l’Africa Corps dans la région de Kidal, le camp militaire de Gao, la plus grande ville du septentrion malien, ainsi que les environs de Konna et de Sévaré, dans le centre du pays. Quelques heures plus tôt, dans la nuit de vendredi à samedi, la prison de Kéniéroba, à plus de 70 kilomètres au sud de Bamako, avait également été attaquée.
Plusieurs centaines d’éléments des forces armées maliennes et de l’Africa Corps s’étaient repliés à Anéfis depuis leurs défaites à Kidal et à Tessalit. « Nos troupes contrôlent la ville, mais des militaires maliens et russes sont toujours retranchés dans leur camp », affirmait au Monde, dans l’après-midi, Mohamed Elmaouloud Ramadane, le porte-parole du FLA, ajoutant que de « nombreux » soldats maliens avaient été faits prisonniers. Sur les réseaux sociaux circulaient plusieurs vidéos de combattants rebelles circulant dans la ville à bord de pick-up et de blindés récupérés à leurs ennemis dans de précédents combats.
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