Avant de nous intéresser aux temples et aux sanctuaires emportés par la gigantesque crue qui a dévasté les districts de Rasuwa et de Nuwakot, au Népal, le 26 août, il convient de préciser que ces monuments ne sont rien à côté des autres pertes subies.
Nous avons en effet perdu des voisins, des amis et des collaborateurs, qui nous avaient ouvert leurs maisons et qui avaient partagé leurs souvenirs avec nous. Nos équipes avaient travaillé sur place en lien étroit avec les familles, les prêtres, les soignants et les anciens. Pour nous, ils avaient exhumé, des greniers et des albums de famille, de vieilles photos à valeur historique, et ils nous avaient mis sur la trace d’archives et de manuscrits jamais publiés. Ils nous avaient servi de guides à propos des rituels et des processions, nous avaient expliqué la signification des masques et des images, et nous avaient raconté des récits mythologiques transmis oralement de génération en génération, dont on ne trouve plus aucune trace écrite.
Des rives sacrées
Les districts de Rasuwa et de Nuwakot sont traversés par de très vieilles routes commerciales qui étaient jadis les seules voies de communication entre l’Inde, le Népal et le Tibet. Leur identité culturelle est le reflet de ce passé : la région, à prédominance hindoue, abrite égal
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Sans engagement • Résiliable en ligneLa catastrophe au Népal, un avant-goût de ce qui attend toutes les régions montagneuses
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