Les deux attaques ont été menées à plus de 200 kilomètres l’une de l’autre, mais à quelques heures d’intervalle. Mercredi 23 septembre, deux détachements militaires nigériens ont été pris pour cible près d’Abala, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali, et dans le département de Konni, limitrophe du Nigeria. Selon plusieurs sources nigériennes jointes par Le Monde, au moins une cinquantaine de soldats auraient été tués lors de ces deux embuscades.
La junte du général Abdourahamane Tiani n’a reconnu que la première attaque, mais sans donner de bilan précis. Dans un communiqué lu mercredi soir à la télévision nationale, le ministère de la défense a indiqué que « plusieurs » de ses hommes avaient péri dans des combats contre « une importante colonne de mercenaires à moto lourdement armés ».
Selon ces mêmes sources, ces « mercenaires », comme les qualifie désormais la junte nigérienne, sont des combattants de l’organisation Etat islamique au Sahel (EIS). « Ils profitent de la fin de l’hivernage [la saison des pluies] qui a été plus courte en 2026 et cherchent sûrement à exploiter les difficultés internes à l’armée depuis la tentative de coup d’Etat », estime un haut gradé nigérien sous le couvert de l’anonymat.
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