Doctorant en science politique rattaché au Centre de recherche en études anglophones de l’université Paris-Nanterre et au Centre européen de sociologie et de science politique de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Nicolas Jara-Joly est spécialiste du Parti travailliste britannique. Sa thèse porte sur la crise au sein du Labour lorsque Jeremy Corbyn était le chef du parti, entre 2015 et 2020.
Le Parti travailliste a obtenu des résultats désastreux aux élections locales britanniques du 7 mai, en passant de 2 564 à 1 068 conseillers locaux. Comment expliquer pareille débâcle, deux ans seulement après que le parti a remporté une majorité écrasante aux élections générales ?
Il y a deux ans, l’actuel premier ministre, Keir Starmer, avait promis de la stabilité, du sérieux et de la croissance. Les promesses n’ont pas été tenues… Plus largement, il a fait campagne sur une base programmatique floue, misant sur le rejet massif dans l’opinion du Parti conservateur, au pouvoir pendant quatorze ans. Cela peut fonctionner en période électorale, mais pas au pouvoir. Le premier ministre n’a pas réussi à dessiner de cap clair pour le pays.
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