La police du Devon et de Cornouailles, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a annoncé, vendredi 10 juillet, l’ouverture d’une enquête pour meurtre après à la suite du « décès suspect » d’Ann Widdecombe, ancienne députée. Le corps présente de « graves blessures ».
Le chef adjoint de cette force de police, Matt Longman, a déclaré lors d’un point-presse qu’un Britannique de 26 ans avait été arrêté. M. Longman a ajouté ne disposer « d’aucune information permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un crime à caractère politique », précisant que la piste terroriste avait été écartée à ce stade.
Ann Widdecombe, 78 ans, a été députée conservatrice de 1987 à 2010 et secrétaire d’Etat aux prisons de 1995 à 1997. Fervente supportrice du Brexit, elle a quitté les tories en 2019 pour rejoindre le parti de Nigel Farage, sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole de Reform UK.
Le premier ministre démissionnaire, Keir Starmer, a qualifié l’annonce de l’enquête pour meurtre de « vraiment choquante », tandis que la cheffe des conservateurs, Kemi Badenoch, s’est dite « abasourdie » par ce drame « horrible ». Ann Widdecombe « a joué un rôle décisif dans la concrétisation du Brexit et nous manquera à tous », a loué l’ex-héraut du Brexit, Nigel Farage.
L’ex-députée avait gagné la sympathie du public en participant en 2010 à l’émission de la BBC « Strictly Come Dancing », version britannique ultrapopulaire de « Danse avec les stars ». Elle était parvenue jusqu’en quarts de finale grâce au vote des téléspectateurs, séduits par son autodérision.