Le 3 janvier 2026, après l’enlèvement du président de la République, Nicolás Maduro, lors d’un raid américain à Caracas, le Venezuela est entré dans une phase d’accommodement avec les États-Unis, certes contrainte par une encombrante tutelle, mais dont l’opposition, pourchassée et poussée à l’exil sous le chavisme, espérait pouvoir bénéficier. Huit mois plus tard, alors que l’ancienne vice-présidente, Delcy Rodríguez, est toujours présidente par intérim, cet espoir semble s’être largement amoindri, tandis que des discussions sur l’avenir du pays viennent de débuter à Caracas entre le gouvernement et une partie de l’opposition.

Le premier cycle de ces pourparlers s’est achevé mercredi 12 août. Il était dirigé, côté gouvernement, par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez – le frère de la cheffe de l’État –, et, côté opposition, par l’ancienne députée Dinorah Figuera, rentrée au Venezuela après huit ans d’exil avec le soutien de Washington.

Certes, leur dialogue, organisé dans un grand hôtel de la capitale, a “ravivé” l’espoir de trouver une issue à la longue crise que traverse le pays. Mais dans la rue, c’est la méfiance qui prime, avertit Ángel Oropeza dans une tribune publiée par le journal d’opposition El Nacional. Car le Venezuela a connu “au moins 17 tentativ