“L’onde de choc économique de l’intervention militaire controversée au Moyen-Orient frappe les ménages américains de plein fouet”, constate CNN.

Le site de la chaîne américaine relaie une estimation de Mark Zandi, économiste en chef de Moody’s Analytics, “selon laquelle le conflit a coûté environ 265 milliards de dollars [237 milliards d’euros] aux consommateurs américains depuis son début, fin février. Cela représente une augmentation des dépenses d’environ 2 000 dollars [près de 1 800 euros] pour un ménage moyen.”

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Sans surprise, c’est le coût de l’énergie, en forte hausse depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, qui pèse le plus lourd sur la facture. Carburant automobile, mais aussi fioul domestique et kérosène, “au total, ce sont près de 1 100 dollars [près de 990 euros] par foyer qui partent à la pompe et dans le surcoût de tout ce qui est transporté par camion ou par avion”, calcule Mark Zandi.

“Pas étonnant que la guerre soit si impopulaire”

Vient ensuite la hausse des taux d’intérêt, décidée par la Banque centrale américaine à la mi-septembre pour contenir l’inflation, qui a renchéri le coût des emprunts. Conséquence : 540 dollars par ménage, soit environ 480 euros. Et, troisième facteur, le coût des opérations militaires en elles-mêmes, assumé par les contribuables : 360 dollars par ménage (environ 320 euros).

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“Les coûts accumulés de la guerre ont absorbé environ la moitié de la hausse des revenus moyens des ménages américains au cours des huit derniers mois, commente l’économiste sur le réseau social X. Pas étonnant que la guerre soit si impopulaire.”

Selon un sondage réalisé pour CNN en septembre, “seuls 27 % des Américains approuvent la politique économique de Donald Trump, et 28 % jugent la situation économique bonne”, ajoute le média américain, alors qu’approchent à grands pas les midterms, les élections de mi-mandat.