Le changement d’ère au sein de la sécurité intérieure des Etats-Unis se poursuit, dans une forme de discrétion qui tranche avec les scandales du début d’année. David Venturella devrait prendre les rênes de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police de l’immigration américaine, d’ici la fin du mois de mai. Ancien vice-président de Geo Group, une société de gestion de prisons privées, et conseiller de l’agence depuis février 2025, il a la réputation de préférer l’ombre à la lumière. Un profil qui correspond à la volonté de l’administration de raser les murs après les violences commises dans le Minnesota, où des agents fédéraux avaient tué deux citoyens américains en janvier.
Markwayne Mullin, qui a remplacé, en mars, la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem, l’avait exprimé en ces termes lors de son audition de confirmation au Sénat : « Mon but lors des six prochains mois est que nous ne fassions pas la une [des journaux] tous les jours. » L’objectif a été atteint : depuis quelques semaines, les masques de l’ICE ont disparu du paysage médiatique, comme digérés par le maelström informationnel américain.
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