Le burrito n’est pas seulement une galette mexicaine copieusement fourrée, dont on peut s’échanger les recettes. En cet été 2026, il est aussi devenu un sujet politique brûlant au sein du monde trumpiste. Début août, Andrew Kolvet, porte-parole de l’organisation conservatrice Turning Point USA, rapportait le témoignage d’un étudiant s’émouvant de son prix astronomique, s’élevant selon lui à 20 dollars (17,40 euros).
Parfois, un exemple vaut mille exposés. Le débat a vite pris feu sur le réseau social X. Certains jugeaient ce prix exagéré, photos de « junk food » à l’appui. D’autres recommandaient de cuisiner chez soi. Puis la discussion en ligne s’est élargie au sujet majeur qui traumatise la société américaine : le coût de la vie. Le burrito en devenait l’incarnation calorique. En juin, sur un an, l’inflation s’élevait à 3,5 %. L’administration Trump n’a donc pas tenu sa promesse d’un coût de la vie plus accessible, après 20 % de hausse cumulée sous le mandat de son prédécesseur, Joe Biden.
Dans un pays aussi fracturé que les Etats-Unis, il est impossible d’anticiper précisément les mouvements de l’opinion publique à l’approche des élections de mi-mandat (midterms), prévues début novembre. Ils pourraient se cimenter dans la dernière ligne droite. Le nombre de circonscriptions incertaines s’est terriblement réduit, au gré des redécoupages électoraux. Mais la photographie du moment semble lugubre pour les républicains, à bord d’un train trumpiste sans freins ni expertise, ballottés au gré des impulsions du milliardaire, qui vient d’avoir 80 ans.
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