Après l’Europe, c’est au tour de l’est des Etats-Unis d’être touché, depuis mercredi 1er juillet, par une canicule d’une rare intensité, et les températures devraient rester très élevées pendant ce week-end de célébration des 250 ans de l’indépendance américaine.
Certes, la côte est du pays est habituée à des étés chauds, mais pas dans ces proportions. Le mercure a frôlé les 40 °C à New York, à Philadelphie et à Washington, jeudi et vendredi, quand Boston, plus au nord, a atteint les 38 °C.
Deux éléments rendent ces conditions particulièrement difficiles à supporter. La température n’est que peu redescendue au cours de la nuit : à New York, la station météorologique de Central Park, l’endroit le plus frais de Manhattan, a enregistré une température minimale de 29 °C dans la nuit de jeudi à vendredi, après être montée à 38 °C dans la journée, un record depuis 2012. Et l’humidité est particulièrement élevée, ce qui pousse les températures ressenties à la hausse (près de 43 °C dans certains quartiers).
L’immense différence avec la France est que les Américains sont largement équipés en air conditionné ; 90 % des ménages à New York disposaient d’appareils en 2023, selon les derniers chiffres disponibles dans un rapport de l’Etat. Il y a toutefois des disparités géographiques (93 % à Manhattan contre 87,7 % dans le Bronx) et sociales très importantes : environ 500 000 foyers ne sollicitent pas leur système d’air conditionné pour des raisons économiques, en raison d’un prix de l’électricité qui a explosé ces dernières années.
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