Avant même de se déclarer vainqueur de l’élection présidentielle colombienne, dimanche 21 juin, Abelardo de la Espriella a appelé Donald Trump pour le remercier de son soutien. “Il était à la dixième place” parmi les candidats en lice, “je l’ai soutenu et il a gagné”, s’est félicité le président américain sur Truth Social, repris par le site colombien La Silla Vacía. Ainsi, en attendant le dépouillement officiel, qui doit confirmer sa victoire étriquée, l’avocat de 47 ans s’annonce comme le plus états-unien des présidents qu’ait connu la Colombie.
Car ce que ce coup de fil annonce, c’est le retour du pays sud-américain dans un rôle qu’il a longtemps occupé : celui d’allié le plus fidèle de Washington dans la région. Dans les années 2000, alors que le continent virait massivement à gauche au sortir de longues dictatures militaires, la Colombie faisait figure d’exception. Une fidélité récompensée par le “Plan Colombie”, un programme de coopération militaire antiguérilla et antidrogue doté de près de 400 millions de dollars par an.
Retour de la droite aux affaires
Cette alliance s’est brisée avec l’arrivée au pouvoir de Gustavo Petro, premier président de gauche du pays, dont le mandat s’est mué en affrontement permanent avec Trump, de retour à la Maison-Blanche en 2025. Petro a cr
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 3,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-43%)
3,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.