Une punition juste est impossible pour Bachar El-Assad, qui est responsable de la destruction d’innombrables vies syriennes, surtout pendant la répression de la révolution contre son régime depuis 2011. Sa condamnation à mort par contumace prononcée le 11 août à Damas n’est pas à la hauteur de ses crimes, ni à la hauteur de ce que les Syriens sont en droit d’attendre d’un système juridique et politique post-Assad.

Toutefois, n’importe quel système juridique serait incapable d’établir la justice dans un cas pareil. Or un crime qui ne peut être puni ne peut pas être pardonné, selon Hannah Arendt.

Des crimes “impossibles à punir”

Pourquoi les crimes de Bachar El-Assad sont-ils impossibles à punir ? Parce que c’est lui qui était au sommet des chaînes de commandement. Les petits et grands rouages de son régime peuvent se cacher derrière l’argument qu’ils n’ont fait qu’exécuter des ordres. C’est l’excuse standard de ceux qui participent à des crimes [de guerre ou contre l’humanité].

Pourtant, il y a des [fonctionnaires, militaires ou politiques] qui ont refusé les ordres, au risque de leur propre vie. Ceux en revanche parmi les piliers de l’appareil sécuritaire et militaire qui n’ont pas fait défection peuvent être considérés comme ayant participé aux crimes de guerre et contre l’huma