Je suis de la “génération des cachets”, celle qui a grandi dans les années 1990. Durant cette décennie, le nombre d’adultes américains prenant au moins cinq médicaments sur ordonnance a doublé, et la consommation de médicaments contre la dépression et le cholestérol a plus que triplé. Alors que nos aînés prenaient parfois un comprimé pour remédier à des maux de tête ou couper court à une infection, nous sommes devenus des dizaines de millions à prendre des cachets tous les jours.

Les années 2020 marquent une transition vers une nouvelle ère : celle de la seringue.

Le nombre d’injections a atteint un niveau inédit aux États-Unis ces cinq dernières années. Rare, ce mode d’administration était généralement réservé aux diabétiques pour la prise d’insuline. Aujourd’hui, des millions de patients diabétiques utilisent des seringues d’Ozempic et des millions d’autres s’administrent des doses de Mounjaro pour perdre du poids. En 2025, près de 12 % de la population adulte américaine se faisait des injections de ce genre. Les injections d’analogues du GLP-1 sont devenues tellement courantes qu’elles représentaient presque 7 % de la totalité des traitements prescrits aux États-Unis l’an dernier.

Et ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Ces dix dernières années par exemple, le recours à