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Brésil : pour Lula, un quatrième mandat qui s’annonce compliqué, sans majorité au Congrès et sous la pression de la société civile

Alors que le Parti libéral de Flavio Bolsonaro dominera le pouvoir législatif à partir de janvier 2027, le président devra faire des concessions à la droite, mais aussi tenir compte des exigences de la mobilisation populaire qui a porté sa réélection.

Brésil : pour Lula, un quatrième mandat qui s’annonce compliqué, sans majorité au Congrès et sous la pression de la société civile
HaitiCreoleRadio.com

« Ce sera mon meilleur et mon dernier mandat », a déclaré, dimanche 25 octobre au soir, le président brésilien, réélu pour la troisième fois, Luiz Inacio Lula da Silva, en remerciant « tous ceux qui ont lutté jour et nuit pour la démocratie ». Pour son quatrième mandat, le chef d’Etat aura bien besoin d’une puissante mobilisation citoyenne alors que le camp conservateur dominera le pouvoir législatif à partir de janvier 2027.

Le Parti libéral d’extrême droite de l’adversaire de Lula à la présidentielle, Flavio Bolsonaro, sera en effet la première formation politique du Brésil, avec 121 députés sur les 513 sièges de la Chambre basse et 28 sénateurs sur 81 sièges. Avec les cinq partis qui ont déclaré leur appui au fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, la droite conservatrice a obtenu, lors des législatives qui se sont tenues le 4 octobre, la majorité dans les deux chambres du Parlement : 286 députés (55,8 %) de la Chambre, et 51 sénateurs (63 %).

En face, le camp progressiste, qui rassemble le Parti des travailleurs de Lula et six formations alliées, n’a obtenu que 124 députés et 15 sénateurs. « Lula va gouverner dans des conditions extrêmement hostiles. Il va tenter d’élargir son alliance avec le centre droit afin d’isoler le bolsonarisme, ce qui implique de faire toute une série de concessions, explique la politiste Thais Pavez, chercheuse à l’Université de Sao Paulo. Sinon, le Congrès pourrait bloquer ses projets de loi, ses nominations de juges à la Cour suprême [le Tribunal suprême fédéral], voire se mobiliser pour engager une procédure de destitution contre lui, comme il l’avait fait contre l’ex-présidente Dilma Rousseff [2011-2016]. »

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