De mai à septembre, sans répit, le soleil transforme les villes en fournaise. Et cette année encore, les établissements scolaires se plient à ce qui s’apparente désormais à une véritable tradition, au même titre que les remises de diplôme, les fêtes de Noël ou le carnaval : faire classe par (beaucoup) plus de 30 °C.
Léthargiques, distraits, les élèves se plaignent de maux de tête et se disputent la place la plus proche du ventilateur. Les parents créent des cagnottes pour acheter des climatiseurs portables. Les associations de parents d’élèves s’indignent que, une fois encore, les classes n’aient pas été équipées avant l’arrivée des fortes chaleurs. Les responsables politiques promettent de grands plans de climatisation, quand ils ne se moquent pas des élèves assommés de chaleur. Quant aux professeurs, déjà bien échaudés pour d’autres raisons, ils doivent travailler par des températures qui, n’importe où ailleurs, pourraient valoir à l’entreprise une visite de l’inspection du travail.
Une nouvelle réalité
Mais il semblerait que les professeurs soient les seuls travailleurs auxquels les lois sur les conditions de travail ne s’appliquent pas. Depuis 1997, un décret royal détermine les normes de sécurité et de santé sur le lieu de travail. Il fixe à 27 °C la température maximale au
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