La canicule a fait plus de 1 300 morts en Europe, selon l’OMS. La canicule qui frappe l’Europe depuis le 21 juin a provoqué “plus de 1 300 décès supplémentaires”, a estimé dimanche le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. “Les logements, les lieux de travail et les écoles en Europe n’ont pas été conçus pour de telles températures”, a-t-il expliqué sur X. “Les températures ont dépassé les 40 °C dans certaines régions d’Europe cette semaine, accentuant la pression sur les hôpitaux et les services de secours, face à une multiplication des interventions d’urgence”, observe Euronews. Rien qu’en France, “environ 1 000 décès supplémentaires” ont été enregistrés depuis le 24 juin, selon des chiffres publiés dimanche par Santé publique France. Plusieurs pays ont connu pendant le week-end des records absolus de chaleur, notamment l’Allemagne (41,7 °C), le Danemark (37 °C), la République tchèque (41,1 °C) et la Pologne (40,5 °C).

Onze morts dans le crash d’un avion léger près de Nancy. Onze personnes sont mortes dimanche dans le crash d’un avion léger, “tombé subitement” peu après son décollage de l’aérodrome de Nancy-Essey, rapporte The New York Times. L’avion transportait cinq infirmiers qui devaient faire leur baptême de parachutisme. Les onze victimes sont les cinq infirmiers, leurs cinq moniteurs et le pilote. L’appareil s’est écrasé “brutalement, à proximité immédiate de l’aérodrome”, pour une raison encore inconnue, a déclaré Yves Séguy, le préfet de Meurthe-et-Moselle. L’accident a eu lieu non loin d’une zone résidentielle et d’un centre commercial, mais n’a fait aucune victime au sol. “Une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place pour soutenir les familles et les proches des victimes”, beaucoup d’entre eux ayant été témoins du crash, note le quotidien américain. L’accident est le plus meurtrier en France pour l’aviation hors transport militaire et commercial, a précisé le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile.

Séismes au Venezuela : course contre la montre pour retrouver des survivants, le bilan s’alourdit. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré dimanche que “le pays vivait des heures cruciales pour retrouver des survivants”, alors que quatre jours se sont écoulés depuis le double séisme qui a dévasté mercredi Caracas et sa région, rapporte Efecto Cocuyo. Les experts en sauvetage estiment généralement qu’après 72 heures, les chances de retrouver des survivants s’amenuisent considérablement. Le dernier bilan provisoire, publié dimanche, fait état de 1 450 morts et plus de 3 000 blessés, tandis que “33 personnes ont été retrouvées vivantes” dans les décombres, selon le site vénézuélien. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a également précisé que 774 bâtiments avaient été touchés par les séismes successifs de magnitude 7,2 et 7,5, et que 189 se sont entièrement effondrés. Quelque 50 000 personnes sont toujours portées disparues.

Nouvelle-Calédonie : les loyalistes gagnent du terrain aux élections provinciales. Le bloc non-indépendantiste (Les Loyalistes-Le Rassemblement) a décroché 24 sièges au Congrès calédonien lors des élections provinciales de dimanche, soit cinq de plus que sous la précédente mandature, tandis que les listes indépendantistes (FLNKS, UNI-Palika et Dynamique autochtone) en totalisent 26. Aucun des deux blocs n’a obtenu la majorité absolue de 28 sièges, confirmant “une fois de plus le statut d’acteur incontournable d’Eveil Océanien (EO) ”, analyse Radio New Zealand (RNZ). Avec quatre sièges, le parti créé en 2019 pour représenter les quelque 22 000 Wallisiens et Futuniens de l’archipel conforte en effet son statut de “faiseur de rois”, note le média néo-zélandais. Le scrutin a donc “globalement maintenu” l’équilibre existant entre indépendantistes et loyalistes, alors que les discussions avec le gouvernement de Sébastien Lecornu sur l’avenir institutionnel de l’archipel doivent reprendre en juillet.

Israël reconnaît le génocide arménien, au grand dam de la Turquie. Le gouvernement israélien a approuvé dimanche la reconnaissance du génocide arménien. Gideon Saar, le ministre des Affaires étrangères de l’État hébreu, a estimé sur X qu’il n’était “jamais trop tard pour faire ce qui est juste” et qu’une telle reconnaissance était “à la fois un devoir moral et un devoir historique”. La décision “ne devrait pas manquer de braquer la Turquie”, qui “accuse Israël de génocide à Gaza, mais nie farouchement que cette qualification puisse s’appliquer aux massacres d’Arméniens perpétrés à grande échelle par l’Empire ottoman durant la Première guerre mondiale”, observe The Times of Israel. De fait, Ankara a immédiatement fustigé une “décision politique” visant à couvrir “les crimes” commis par Tsahal à Gaza. Une trentaine de pays – dont les États-Unis, la France et l’Allemagne – reconnaissent le génocide arménien, dans lequel seraient mortes entre 600 000 et 1,5 million de personnes, selon les estimations des historiens.

Coupe du monde : le Canada bat l’Afrique du Sud et se qualifie pour les 8es de finale. Le Canada, coorganisateur du Mondial 2026 avec les États-Unis et le Mexique, s’est qualifié pour les 8es de finale, en s’imposant in extremis (1-0) face à l’Afrique du Sud, dimanche à Los Angeles. “Après 91 minutes, c’était toujours 0-0 », raconte Radio-Canada. Mais Stephen Eustáquio, qui “ne marque pas souvent”, a décidé de briller au dernier moment, avec “une frappe à la fois déchaînée et mesurée, envoyée au but avec toute la puissance de 90 minutes de tension, mais aussi délicatement placée à l’angle du poteau et de la pelouse”, s’enthousiasme le média canadien. Une frappe “salvatrice”, qui inscrit cette victoire “au panthéon des grands moments de sport canadien, au lieu de le reléguer au cimetière des occasions ratées”. Ce premier match de 16es de finale lançait la phase à élimination directe du tournoi. En 8es de finale, les Canucks affronteront les Pays-Bas ou le Maroc, qui disputent leur 16e de finale lundi à Monterrey (Mexique).