Matias Celestino énumère, dans l’ordre, les dix-huit matchs de qualification de la sélection masculine argentine pour la Coupe du monde 2026. Il a assisté à chacun d’entre eux, neuf à domicile, et neuf à l’étranger, traversant le continent, son tambour sous le bras, pour encourager son équipe, championne du monde en titre.

Matias se prépare pour le point d’orgue de son grand marathon footballistique : cet été, il se rendra aux États-Unis avec son tambour, sa femme et son fils, pour voir jouer l’équipe nationale lors du Mondial. Mais les fans de l’Albiceleste ont connu des jours meilleurs.

Les supporteurs argentins, pour qui le ballon rond confine parfois à l’obsession, affluent toujours par dizaines de milliers lors des Coupes du monde. Ils ont incontestablement contribué à l’ambiance visuelle et sonore des dernières éditions, tant au Brésil qu’en Russie ou au Qatar.

Mais cette année, ils devront s’acquitter des tarifs les plus élevés de l’histoire de la Coupe du monde, pour cette édition organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Pour la première fois en près de cent ans d’existence du tournoi, la Fifa, l’instance dirigeante du foot mondial, a adopté un système de tarification dynamique, modèle déjà couramment utilisé en Amérique du Nord pour les bille