Au milieu de la crise provoquée par le tremblement de terre qui a frappé la Colombie lundi 10 août, le président Abelardo de la Espriella, investi à peine trois jours plus tôt, opère des revirements majeurs en matière de politique internationale.
Alors que le pays fait face aux conséquences de la catastrophe qui a fait au moins 265 morts, des centaines de blessés et des milliers de sinistrés, son gouvernement a donné un nouveau cap diplomatique en reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. Jusque-là, seuls les États-Unis de Donald Trump reconnaissaient l’annexion par Israël de ce territoire syrien, occupé depuis la guerre des Six Jours, en 1967. Mais de la Espriella a souligné l’importance de la région pour la “défense nationale” israélienne.
La Colombie s’aligne ainsi un peu plus sur la position des États-Unis et d’Israël. Pourtant, cette décision “rompt avec le respect du droit international” et avec la position traditionnelle de rejet de l’annexion de territoires par la force, souligne le journal progressiste El Espectador.
L’initiative a été saluée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Dans une vidéo, le Premier ministre israélien a remercié son “ami” colombien. La Syrie et la Ligue arabe, qui regroupe 22 États du Moyen-Orient, du Maghreb et d’Afri
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