“Duel entre l’Espagne et l’Italie”, “nouvelle dispute entre l’Italie et l’Espagne”, “les mensonges de Pedro [Sánchez, le Premier ministre espagnol]”. Qu’il s’agisse du quotidien centriste Corriere della Sera, du média de gauche Domani, ou du très conservateur Il Tempo, ce lundi 4 août, plusieurs journaux italiens ouvrent leur édition quotidienne sur un seul et même thème : la brouille entre Rome et Madrid.
Celle-ci est la conséquence de la grave crise migratoire déclenchée la semaine dernière par l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de migrants à Ceuta, enclave espagnole en territoire marocain. À la suite de ces faits, détaille le site d’information Il Post, “le gouvernement italien a décidé de réintroduire à partir du 1er août les contrôles aux frontières avec l’Espagne, ce qui, concrètement, se manifeste par des contrôles des documents des passagers des bateaux et des avions venant de l’Espagne”.
Soit, aux yeux d’une partie de la presse nationale et internationale, une “suspension de l’accord de Schengen”, qui prévoit la libre circulation des personnes à travers ses 29 pays membres, dont 25 États de l’Union européenne (UE).
“Pas à la hauteur”
Dès le 31 juillet, date à laquelle la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a annoncé l’instauration de contrôles sur les
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À Ceuta, “du chaos au silence” et une barrière flottante installée sur la côte
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