Qu’est-ce que le programme Erasmus ?
Erasmus est un programme de l’Union européenne (UE) créé en 1987 visant à faciliter les séjours à l’étranger de citoyens européens en finançant des mobilités individuelles et des projets de coopération entre organismes. D’abord destiné aux seuls étudiants, il a été renommé Erasmus+ en s’ouvrant aux apprentis, salariés ou enseignants en 2014.
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Dès 2014, la Commission européenne publiait une étude d’impact selon laquelle 27 % des étudiants Erasmus avaient trouvé l’âme sœur grâce au programme, estimant à 1 million le nombre de bébés nés de ces couples. Ces “enfants Erasmus” sont souvent présentés comme la preuve qu’Erasmus a plus fait pour la construction et le sentiment européens que bien des mesures adoptées à Bruxelles, expliquait en 2016 El Periódico de Catalunya.
Qui peut en bénéficier ?
Si beaucoup croient que la mobilité Erasmus+ n’est possible que pour les étudiants du supérieur, les apprentis et les salariés aussi y ont accès, et peuvent faire des stages dans toute l’Europe. “L’éventail de personnes qui font une mobilité dans le cadre d’une formation professionnelle est large, des mineurs en parcours classiques aux élèves de conservatoires de danse ou de musique, en passant par des personnes qui ont jusqu’à 60 ans et qui passent des certificats d’aptitude professionnelle”, développe María Gómez Ortueta, la responsable des d’apprentis en mobilité Erasmus+ au sein de l’agence espagnole Sepie interrogée par le quotidien El País.
Le programme est notamment ouvert aux gens travaillant dans l’éducation – maîtres d’apprentissage, enseignants en école professionnelle et professeurs d’université. À cela s’ajoutent les animateurs de groupes de jeunesse et les entraîneurs de clubs sportifs ainsi que les “personnels qualifiés” des entreprises et les demandeurs d’emploi. C’est ainsi que Sebastian Maas, journaliste pour le magazine Der Spiegel a pu partir en Erasmus à l’âge de 35 ans, bien qu’avec quelques difficultés.
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Dans quels pays aller ?
Il est possible d’aller dans les 27 pays membres de l’Union européenne, mais pas seulement. Six pays sont en effet associés au programme : l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Turquie. Il est possible de partir en Erasmus dans les autres pays du monde, mais uniquement s’ils comptent des universités partenaires.
La Suisse a un statut particulier et devrait réintégrer le programme le 1er janvier 2027. De la même façon, après plusieurs années d’absence post-Brexit, le Royaume-Uni réintégrera bientôt le programme Erasmus+. Selon Der Spiegel, les séjours ne pourront débuter qu’“à partir de l’année universitaire 2027-2028 – donc en septembre 2027 ou au printemps 2028”. En attendant le retour officiel du programme, jusqu’à 1 700 mobilités par an peuvent être financées grâce à la règle autorisant l’utilisation de 20 % des fonds Erasmus+ pour des pays hors programme, option qui restera disponible en 2026. Par ailleurs, les citoyens de l’Union européenne peuvent séjourner au Royaume-Uni jusqu’à six mois avec une autorisation de voyage électronique (ETA). Pour les séjours d’étude plus longs, il faudra obtenir un visa étudiant.
Comment postuler ?
Une règle d’or pour commencer : plus vous voulez partir longtemps, plus il faut vous y prendre à l’avance, explique Die Zeit :
“Il faut s’y prendre environ un an et demi à l’avance quand on veut passer un an à l’étranger et environ un an pour un semestre à l’étranger. Participer à une école d’été, pendant les vacances, peut s’organiser en quelques semaines seulement.”
Attention, l’année universitaire ne commence pas partout au même moment. En Scandinavie, par exemple, le semestre de printemps commence dès janvier.
Ensuite, il est plus facile de postuler dans un établissement partenaire de son université pour transférer ses crédits et avoir plus facilement accès à des informations (notamment via les anciens élèves). Pour les salariés et les stagiaires, il convient de se renseigner auprès de son employeur qui doit être titulaire d’une accréditation Erasmus+.
Il est également possible de participer à des “échanges de jeunes” ou des projets du “Corps européen de solidarité” sans être nécessairement étudiant. Pour se renseigner depuis la France, il faut consulter le site Erasmus+ Jeunesse et Sport.
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