Et si notre cerveau était doté d’un unique “moteur grammatical” capable de faire fonctionner plusieurs langues à la fois ? C’est l’hypothèse qu’avancent deux chercheuses dans The Journal of Neuroscience, une revue à comité de lecture spécialisée dans les neurosciences, et que relaie The New York Times.

Quand nous parlons une langue depuis longtemps, ses règles grammaticales s’ancrent en nous sans que nous y fassions attention, ou presque. Pour transmettre l’information la plus adaptée à ce que nous voulons décrire, nous sommes capables de jongler avec, notamment, le temps des verbes : aujourd’hui je mange, demain je mangerai. Et même si nous ne sommes pas familiers d’un mot, “pandiculer” par exemple, il n’est pas difficile d’imaginer que si je pandicule aujourd’hui, je pandiculerai demain.

Les personnes bilingues sont parfaitement capables d’opérer ce genre de transformation des mots dans leurs deux langues. Mais que se passe-t-il exactement au niveau de notre cerveau ? Chaque langue y a-t-elle son espace réservé ? Y a-t-il une organisation spécifique de nos neurones ou y a-t-il une activité cérébrale vouée à la grammaire en général, quelle que soit la langue ?

Ce sont précisément les questions que se sont posées Xuanyi Jessica Chen et Esti Blanco-Elorrieta de l’université de Ne