Le sport en général, et le football en particulier, aime les contes de fées. Les histoires où les petits triomphent des grands et déjouent les scénarios écrits à l’avance. A l’image de celle de la sélection féminine du Malawi, opposée au Cameroun, dimanche 16 août à Rabat, en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Un tournoi qu’elle n’avait jusqu’alors jamais disputé.
Les Scorchers – leur surnom, que l’on pourrait traduire par « les Fulgurantes » – avaient arraché leur qualification dans la douleur, en octobre 2025, aux dépens de l’Angola (0-0 à l’aller ; 2-0 au retour). Leurs matchs de préparation à la compétition s’étaient soldés par de cinglantes défaites : 0-5 contre l’Australie, 1-2 face au Maroc et 0-4 contre le Ghana. Au coup d’envoi de la CAN, dimanche 26 juillet, l’équipe était la moins bien classée des 16 engagées, n’occupant que le 153e rang mondial. Les voilà, près d’un mois plus tard, à une victoire de l’exploit.
Dès leur entrée en lice, mercredi 29 juillet, les Malawites ont pris de court les observateurs, en renversant le Nigeria (3-2), la sélection tenante du titre qui a remporté 10 des 13 éditions de la CAN disputées jusque-là. Puis elles ont atteint les demi-finales, validant par la même occasion leur billet pour la prochaine Coupe du monde, prévue à l’été 2027, au Brésil.
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