La fierté de l’Egypte a été sauvée grâce à quelques centimètres. Les Pharaons, qui affrontaient l’équipe d’Iran, samedi 27 juin au matin, pour leur dernière rencontre de la première phase de la Coupe du monde 2026, ont conclu leur entrée dans la compétition par un match nul, 1 partout, après l’annulation du but marqué à la 94e minute, par Shojae Khalilzadeh. Si, grâce à leur bon parcours, les joueurs égyptiens étaient déjà qualifiés, ce score leur permet d’arriver deuxième de leur groupe, derrière la Belgique. Et d’affronter l’Australie en seizièmes de finale.
A peine avaient-ils fini leur jus de mangue – la saison vient de commencer – que les supporters ont envahi les rues du centre-ville du Caire. Pour soutenir les Pharaons, ils s’étaient réveillés avant l’aurore : le match commençait à six heures à cause du décalage horaire. « On n’avait pas grand espoir pour cette Coupe du monde. Mais les bons résultats de notre équipe font du bien. Ça nous rassemble, et on en avait besoin », s’est réjoui John George, un étudiant en médecine venu assister au match avec ses amis.
Cœur battant de la cité la plus peuplée du continent africain, le centre-ville du Caire, bâti sur le modèle du Paris haussmannien, vibre comme jamais pour Mohamed Salah et ses coéquipiers. Toute une population s’y donne rendez-vous pour voir les matches. Malgré l’engouement des Egyptiens pour le football, leur équipe n’avait, jusque-là, guère brillé en Coupe du monde. Mais quelque chose a basculé lundi 22 juin, face à la Nouvelle-Zélande.
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