Le 16 juin, quand la sélection iranienne entrera sur le terrain du SoFi Stadium pour disputer son premier match de la Coupe du monde 2026, de nombreux Irano-Américains ne soutiendront pas leur équipe nationale.

La raison est floquée sur le maillot de tous les joueurs de l’équipe : le drapeau de la République islamique d’Iran.

“Je ne supporte pas de voir le drapeau de la République islamique. Plus d’une vingtaine d’amis et de membres de ma famille ont été tués par le régime”, confie Roozbeh Farahanipour, restaurateur à Los Angeles. Né en Iran, cet ancien leader d’un parti d’opposition a dû fuir le pays à cause de ses activités militantes, il y a un quart de siècle. “J’ai passé toute ma vie à lutter contre ce régime. Pour moi, ce n’est pas l’équipe d’Iran, c’est l’équipe de la République islamique”, dénonce-t-il.

Ce malaise illustre l’un des problèmes les plus épineux d’une Coupe du monde déjà plombée, notamment, par le prix astronomique des billets, les difficultés liées au transport et les tensions politiques, sur le plan tant national qu’international. Ces complications ont quelque peu douché les attentes autour de la compétition, qui [a commencé jeudi 11 juin] et se tient dans 11 villes américaines, ainsi qu’au Canada et au Mexique.

À Los Angeles, ville qui abrite la plus gran