Après le vote, le 24 juillet, de la destitution de Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), la course semble d’ores et déjà lancée dans les coulisses pour sa succession, sur fond d’importantes pressions politiques. Le processus de nomination risque toutefois de traîner en longueur. Vendredi soir, 82 des 125 pays membres de la juridiction se sont prononcés en faveur du départ du procureur, accusé d’agression sexuelle par une ex-collaboratrice, et qui avait émis en 2024 un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, ainsi que son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, en pleine guerre à Gaza.

Le bureau du procureur a déclaré vendredi “prendre acte” de la décision et a confirmé que les procureurs adjoints, Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal), “[continueraient] à diriger le bureau” jusqu’à l’élection d’un nouveau procureur.

Une nomination d’ici à la fin de 2026 ?

Selon le règlement interne de la CPI, le procureur est élu au scrutin secret pour un mandat de neuf ans, à la majorité absolue des États membres. En cas de destitution, une nouvelle élection est organisée, en vertu de l’article 42 du Statut de Rome.

Celle-ci devrait donc se tenir d’ici à la fin de l’année, la 25e session de l’Assemblée des