Patrick voudrait entrer dans la cage, mais il va devoir s’armer de patience. Car pour l’instant, un autre homme est enfermé à l’intérieur, les mains attachées par des menottes, sous le regard des milliers de visiteurs qui flânent dans la pénombre du BoundCon, le plus grand salon de bondage et de fétichisme d’Europe. La cage est installée juste derrière l’entrée. Les plus audacieux peuvent s’y faire enfermer pendant trente minutes pour remporter un ticket de tombola. Mais ce n’est pas la récompense qui intéresse Patrick.

“Ça doit être sympa d’être accroupi là-dedans, à la vue de tout le monde, confie-t-il. Entre autres parce que je ne suis pas habillé comme d’habitude.” Patrick arbore en effet une combinaison moulante en latex brillant, bleu et orange. Et un mince collier attaché à une laisse que tient une femme tatouée, vêtue de noir. Elle fait une bonne tête de moins que lui, mais peu importe sa taille, c’est elle qui commande.

Quelque 5 000 adeptes du monde entier se sont donné rendez-vous au Zénith de Munich [du 5 au 7 juin] pour célébrer ensemble leurs pratiques sexuelles, dénicher de nouvelles tenues et des jouets flambant neufs, assister à des démonstrations de ligotage et participer à des ateliers du type : “L’art de frapper : les différents outils et leur bon usage”.

“C’