Dahi et son premier album: quand le serviteur devient le maître
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Black Boy (Alternative), voilà le titre du premier album du Californien d'origine ivoirienne Dahi. Celui qui s'est fait un nom en composant pour Kendrick Lamar, Madonna ou encore Tyler the Creator a décidé de voler de ses propres ailes avec un premier album pétri de bonnes idées puisées dans son immense culture musicale.
Des géants se cachent parfois dans l’ombre, dit-on. Cette maxime s’applique à merveille à Dahi. Durant une quinzaine d’années, le compositeur et musicien a travaillé pour d’autres. On lui doit notamment une foule de titres pour Kendrick Lamar dont « Money Trees » et quatre autres pépites de l’album Damn du rappeur de Compton.
Madonna, Vampire Weekend, 21 Savage ou encore Tyler the Creator ont fait appel à ses talents. Loué pour son originalité et la musicalité de ses samples, Dahi a décidé de vivre dans la lumière avec un premier album mûri durant des années. « Trouver ma voie créative fut un long processus », dit-il. Le résultat est à la hauteur.
Un « Radiohead africain »
Black Boy (Alternative) foisonne d’inventivité et ne craint pas d’afficher ses références. C’est « un Radiohead africain », explique à la presse américaine Dahi. De fait, le titre « Find Me » et ses arpèges de guitare n’est pas sans rappeler « Reckoner » du groupe britannique Radiohead.
Quant à l’Afrique, elle appartient au patrimoine génétique et musical de cet homme de 39 ans. Dacoury Dahi Natché est né d’un père ivoirien et d’une mère africaine. Il a grandi entouré d’instruments de musique et au son de la folk-soul ouest-africaine des années soixante-dix et quatre-vingt.
Un sampleur entouré de voix prestigieuses
Dahi est un sampleur hors pair, il est aussi un instrumentiste qui aime s’entourer de musiciens pour composer. Ce qui donne une coloration très particulière à ce premier album. Et comme il a travaillé avec la moitié des artistes de sa génération, il a invité beaucoup de monde sur l’album.
À commencer par Kendrick Lamar et Vince Staples, en passant par Childish Gambino, Obongjayar mais aussi Fousheé et Mez. Car s’il s’essaie timidement au chant sur certains titres, il préfère encore laisser le micro à d’autres. Sortir de l’ombre, tout en évitant de se brûler les ailes… Dahi prend manifestement toujours le temps de bien faire les choses.
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