Trois personnes ont été tuées mardi dans la ville de Gaza lors d’une opération israélienne visant à arrêter un haut responsable du Hamas, durant laquelle des bombardements d’une intensité rare ces dernières semaines ont été menés, selon les autorités locales.
Tôt mardi, une dizaine de frappes, ainsi que des tirs nourris de drones, ont visé l’ouest de la ville de Gaza, a confirmé au journal Le Monde un témoin, ainsi qu’une source sécuritaire palestinienne à l’Agence France-Presse (AFP).
La défense civile de Gaza, qui intervient comme service de secours sous l’autorité du Hamas, a annoncé trois morts, dont deux enfants, et huit blessés à la suite de frappes menées par « des avions de chasse de l’armée israélienne ».
Peu après, le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a affirmé que son pays avait arrêté un « terroriste de haut rang », sans donner de précisions sur son identité ni sur les circonstances de son arrestation. « Nous ne quitterons pas Gaza tant que la bande ne sera pas démilitarisée, que le Hamas ne sera pas désarmé et que tous les tunnels terroristes ne seront pas détruits », a-t-il ajouté dans une vidéo publiée par des médias israéliens.
Cette arrestation n’a pas été confirmée par le Hamas. Une source sécuritaire à Gaza a affirmé à l’AFP qu’une opération israélienne visant à capturer un membre du Hamas avait été « mise en échec ». L’opération israélienne a été menée conjointement par l’armée israélienne et un groupe armé palestinien hostile au Hamas, a ajouté cette source, sans fournir plus de précisions.
Deux morts dans le centre de Gaza
Deux autres personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi dans le centre de la bande de Gaza par des tirs israéliens, selon l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa.
Les bombardements israéliens sur l’enclave palestinienne se poursuivent quasi quotidiennement en dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025 et négocié sous l’égide des Etats-Unis.
Les opérations israéliennes à Gaza ont fait au moins 1 318 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la santé du territoire, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
L’armée israélienne a annoncé cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que celle d’un employé civil sous contrat.