Son titre vaut déjà programme. Lundi 12 octobre, à Varsovie, le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Alexus Grynkewich, doit présenter, lors de la conférence de sécurité de la capitale polonaise, la « théorie de la victoire » de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) vis-à-vis de la Russie.
Cette prise de parole doit lui permettre de passer un message de fermeté à Moscou, alors que l’Ukraine est écrasée sous les bombardements russes et qu’en Europe, les attaques hybrides, souvent attribuées à la Russie, se sont multipliées ces derniers mois. Son intervention est d’autant plus attendue que les Etats-Unis n’affichent pas de grand soutien à Kiev, ni aux capitales européennes.
« Le sujet qui fâche, c’est bien l’administration américaine, rappelle Gabrielius Landsbergis, l’ancien chef de la diplomatie lituanienne (2020-2024). Non seulement ils ne sont pas disposés à lutter contre une cyberattaque, une incursion de drones ou un incendie criminel en Europe, mais le président Trump est bien plus enclin à faire des affaires avec la Russie qu’à la dissuader. »
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