“Les feuilles mortes ont trouvé leur jeune prince. Sur les rives envoûtantes du lac de Côme […], Paul Seixas a ouvert un chapitre de [son histoire], avec l’à-propos de ces talents qui semblent toujours avoir un peu d’avance sur leur âge”, note Le Soir.

Le Français “est entré dans l’histoire du cyclisme samedi [10 octobre], dans le nord de l’Italie, en remportant la 120e édition du Tour de Lombardie, l’une des cinq courses ’Monuments’ du cyclisme”, rapporte The New York Times. “À seulement 20 ans et 16 jours, Seixas est devenu le plus jeune vainqueur de cette épreuve”, souligne le quotidien américain. Il s’est imposé devant l’Espagnol Enric Mas (Movistar) ​et l’Italien Giulio Ciccone (Lidl-Trek).

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“C’est fou, c’est comme dans un rêve”, a réagi le Lyonnais, incrédule. “Je ne réalise pas. Tout s’est ‌déroulé parfaitement. J’avais des jambes incroyables ‌et le sentiment qu’aujourd’hui était un grand jour. J’ai ⁠réussi à ‌faire la différence au moment que j’avais choisi.”

Un “raid solitaire de 19 kilomètres, impressionnant de justesse et légèreté”

“En l’absence de Tadej Pogacar, quintuple vainqueur depuis 2021 de la Classique des feuilles morte, la 120e édition du Tour de Lombardie se promettait d’être ouverte”, souligne La Libre Belgique. “Dauphin du Slovène depuis deux ans”, le Belge “Remco Evenepoel figurait parmi les grands favoris, aux côtés du Mexicain Isaac del Toro (UAE Emirates-XRG) ”. Mais ils ont “tous les deux été impuissants quand le Français a accéléré dans les 30 derniers kilomètres de la course”.

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Le coureur français a remporté le Tour de Lombardie, “au terme d’un raid solitaire de 19 kilomètres, impressionnant de justesse et légèreté dans une finale si exigeante (deux fois San Fermo Della Battaglia avec, dans l’interstice, le terrible Civiglio). Il a confirmé ce que ses jambes annonçaient déjà : la pépite du cyclisme mondial est une star affirmée”, estime Le Soir.

Le New York Times rappelle que le Français avait été “profondément déçu par sa performance aux championnats du monde, où il avait souffert de crampes dans les derniers kilomètres”. Il avait terminé 15e malgré son statut de favori aux ‌côtés de Remco Evenepoel ou ‌d’Isaac ⁠del Toro. ​Samedi, Paul Seixas “a couru avec un esprit de revanche et, ce faisant, est entré dans l’histoire”, conclut le Times.